Maggy Barankitsé

Marguerite Barankitsé, enseignante de formation, travaillait au Bureau de développement diocésain de Ruygi ( Est du Burundi) lorsque des massacres interethniques ont éclaté.
Le 24 octobre 1993, à l'évêché de Ruygi, 72 personnes sont assassinées sous les yeux de Maggy. Elle parvient à sauver 25 enfants.
Depuis elle se consacre aux orphelins.
En 1994, elle a fondé la Maison Shalom : 10000 enfants, sans distinction ethnique, ont déjà bénéficié de ses aides.
Les Tutsis la soupçonnent de trahison, les Hutus s'en méfient. Quant aux organisations internationales, elles la taxent souvent d'utopiste naïve…
Maggy a notamment reçu du gouvernement français, le Prix des droits de l'Homme.
Elle est convaincue que, sans le pardon, son pays n'a pas d'avenir :
" Je connais trop de gens enfermés dans le passé et la peur. Je crois que le pardon libère. Vous savez, beaucoup de personnes ruminent la haine dans leur cœur. C'est paralysant, si vous n'arrivez pas à vous réconcilier avec la personne qui vous fait souffrir, ça vous tue 2 fois ".

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